J’y suis ! Pourquoi j’y reste ?

Fragments de l'article paru dans la revue papier

Un groupe de psychanalystes, membres de la « Fédération des Ateliers de Psychanalyse », a tenté, lors des Journées de travail de leur association, de décrire  son fonctionnement,ses limites et ses projets. Cette expérience, tout a fait singulière dans le paysage polémique des Ecoles freudiennes ou Lacaniennes, met radicalement en question les formes de pouvoir et de dogmatisme qui s'y exercent. Les auteurs de cette présentation critique font ici un bilan provisoire du travail collectif d'analyse institutionnelle en cours.
Jean-Claude Polack

A la question « pourquoi j’y suis » peut être faut-il répondre que l’on se reconnaît dans cette forme d’organisation en fédération. Nous avons beaucoup réfléchi à ce mot et à ses conséquences. Cette manière horizontale de fonctionner reflète notre manière de composer avec le pouvoir. Notre projet est conçu dans l’intention qu’aucun d’entre nous ne puisse prendre le pouvoir sur les autres à quelque titre que ce soit. Il appartient à chacun d’entre nous et est idéalement régulé par le partage actif du pluriel de nos discours. Malgré cela, il existerait, au sein de notre association, ce que nous avons appelé une phobie du pouvoir. On ne peut pas éviter pour notre avenir de se poser cette question très embarrassante.
Bien évidemment il n’est pas question de rester sur cette impression négative des choses et peut être faut-il poser une autre question : pourquoi j’y reste ? [...]
Simon Perrot

> Le site de la Fédération des Ateliers de Psychanalyse