Improvisation

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Autour de la percussion. Gestes et configuration mentale.

Fragments de l'entretien Françoise Rivalland - Anne Timbert, paru dans la revue papier

Anne Timbert : "Plusieurs musiciens (ou musiciennes) me parleront du rapport qu'ils entretiennent avec leur(s) instrument(s), de la manière dont ils travaillent (avec et hors instrument), de ce qu'ils vivent et ressentent en jouant."

(Véronique Valentino)

Françoise Rivalland : "[...] Il n'y a pas un geste qui soit universel. De même, deux gestes d'un chef d'orchestre ne devraient théoriquement jamais produire la même chose. Jamais un geste ne devrait servir deux fois, et c'est la même chose pour nous. Pourquoi ? Un geste musical en soi n'existe pas. Il n'a d'existence que par rapport au son qu'on veut produire, et surtout à l'émotion qu'on veut transmettre à travers ce son. Quand je travaille, je cherche à explorer un maximum de possibilités sur un son afin de pouvoir, au moment du jeu en concert, selon l'état, l'accoustique, selon ce qui se passe avec le public, selon ce que j'ai fait juste avant, avoir le plus de vocabulaire possible sur une même note. Je sais d'ailleurs rarement à l'avance comment je vais jouer, et dispose tout au plus d'une envie très générale de ce que je veux véhiculer. Mon travail consiste donc à me donner le plus de moyens possibles pour y arriver, sans savoir forcément par quels chemins je vais passer. Le choix d'un instant, c'est une multitude de choses : une image qu'on a dans la tête, une référence à un livre, une peinture, une émotion, ou bien la sensation physique ; parfois c'est le doigté à tout prix.

L’improvisation

« On pourrait se demander comment aborder ce thème-là, c’est-à-dire en lisant un exposé ou justement en tâchant d’en parler en improvisant ; soit à peu près la question qui se pose à l’acteur : va-t-il interpréter un texte, ou bien se livrer à une improvisation ?
Je serais tenté, pour ma part, d’essayer de parler. Il me semble qu’ainsi j’aurai plus de chances de toucher à l’essentiel de ce qu’est improviser et jouer, improviser ou jouer, ce que c’est : jouer. La formule de Goethe est évidemment parfaite. L’art et le hasard… L’art ne suffit pas. Tout artiste est menacé de sombrer dans l’académisme, s’il n’y prend garde, s’il perd le goût du risque. Mais sans doute, à l’origine de cette pratique, il y a une passion commune : le désir d’explorer, de s’aventurer… L’improvisation, c’est l’appel de l’inconnu. On y court bien sûr le risque du faux pas, de ce qu’on appelle « le trou », mais c’est peut-être là ce qui fascine. Quand on improvise on se déplace au bord d’un gouffre.[...] »

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Le tabac de l’improviste ou L’architecture est de l’improvistion figée

« Maintenant il est mort. Il est mort depuis longtemps. Et comment pourrait-il en être autrement, puisqu’il commençait à avaler des verres d’ouzo dès le matin avant d’aller superviser ses chantiers ?
Superviser ?
Improviser !
C’est le seul architecte que j’ai connu donnant sens à un paquet de cigarettes [...] »

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