Alice Cherki

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Une « neutre et bienveillante » violence

« JE PARLE ICI EN TANT QU’ANALYSTE PRATICIENNE, mais aussi au titre de mon devenir analyste, tant il est vrai que ce devenir est – et pour tout le temps qu’on a à « vivre avec » – pétri de notre expérience de vie antérieure et simultanée, de ce que nous avons été amenés à rencontrer depuis notre naissance ou avant même, et bien avant notre propre analyse. Tout ce que nous avons été amenés à rencontrer – les langues multiples, les cultures et les environnements entre lesquels tout un chacun se constitue –, c’est ce poids de vie qui viendra soutenir la pratique de l’analyse. Et pendant des années, plusieurs heures par jour, se joue la rencontre surprenante d’une étrange temporalité et d’un étrange espace qui semblent filer hors des années et du présent, ayant constamment affaire aux mutations des représentations actuelles, et sûrement pas seulement des représentations… Langues multiples, cultures, environnements divers « entre » lesquels tout un chacun se constitue – mais comment ? Pour un analyste, quelles que soient les théories auxquelles il se réfère ou qu’il promeut, la langue est incontournable. En psychanalyse, elle est instrument de la parole, tissu de l’expression de la subjectivité, en ce sens qu’elle est la source de représentations de mots qui, pour Freud, constituent le préconscient qui n’apparaît qu’avec le langage. C’est dans la mesure où ces représentations de mots se lieront aux représentations des choses inconscientes qui sont les traces mnésiques, en réorganisant leur traduction, que s’exprimerait le sujet de l’inconscient. Le signifiant serait l’articulation même de la représentation de choses à une représentation de mots. [...] »

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