Danielle Sivadon

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Editorial (N°2)

UNE REVUE DES SCHIZOANALYSES ne saurait être le porte-parole d’une nouvelle chapelle de l’Inconscient. Le pluriel ici n’est pas de façade : il implique la multiplicité, la diversité des procédures cartographiques mises en jeu dans les différentes disciplines de travail.

Une constante relie ces recherches, ces « monagraphies » : le souci des « singularités » et des agencements collectifs spécifiques. Dans le séminaire qui, depuis six ans, alimente une réflexion polyphonique sur diverses pratiques de recherche (sociologique, ethnologique, anthropologique,mathématique, psychothérapique, esthétique, etc.), nous sommes partis d’un refus commun de la suprématie du « signifiant », de la représentation et de la structure, et de ses effets de stérilisation, dans le champ « freudien » comme dans les disciplines qui lui étaient délibérément subordonnées.

Les « schizoanalyses », pourquoi pas ?

« LE TITRE DE CHIMERES OUVRE UNE PORTE à tous les délires, les fantasmes, les errances, les quêtes ou les expériences. Le terme de « schizoanalyses » pourrait, selon certains, la refermer aussitôt sur un dogme.
D’aucuns nous voient marcher, en rangs serrés, autour de quelques schizophrènes choisis, hérauts des temps futurs, oracles ou devins, sous le regard bienveillant des célèbres « duettistes » de l’Anti-OEdipe et de Mille plateaux.
D’autres nous situent déjà comme la dernière colonie psychanalytique développée en marge de l’empire lacanien, avec une prédilection marquée pour la schizophrénie, le « collectif » et 1’« institution ».
D’autres encore, philologues, nous font remarquer que les « schizoanalyses » font redondance, coupent et recoupent, taillent et retaillent, refendent la fente, et nous entraînent au bord d’un gouffre vertigineux.
Enfin viennent ceux qui voient dans le terme contesté l’étendard hermétique d’une coalition floue, mais proliférante, qui mêle trop souvent les torchons et les serviettes, l’inconscient et l’économie politique, le cinéma et le rêve, le krach boursier et la dépression atypique ; tout cela s’accompagnant d’une sorte d’agitation moléculaire, de poussées alternatives dispersées, d’activités utopiques ou « chimériques » diverses, aussi multicolores que l’arc-en-ciel.
Ces remarques et critiques, nous en ferons l’aveu, sont pertinentes ; elles circulent
d’ailleurs parmi nous et alimentent nos débats. [...] »

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L’art et la manière de manger son thérapeute

 Paris, rue du Renard, juillet 1987 – ph. Claude Bourquelot

« Dès la première séance, elle me dit qu’elle ne peut pas se souvenir de mon visage, d’autres s’interposent sans cesse. Elle même ne se reconnaît jamais immédiatement dans les glaces qu’elle croise. Elle est obligée de se recomposer, de se reconstruire. Lorsqu’elle faisait du dessin, elle ne pouvait se représenter elle-même. Et sur les albums de photos, cette ombre qui sort du champ, c’est elle [...] »

Le voyage de Pierre

« Il était revenu de son voyage à Barcelone.
Nous n’en savions rien.
De tout ce voyage, il semblait d’ailleurs que nous n’avions plus rien à en savoir.
Pierre regagna l’hôtel où il habitait dans le 14e. Quelque jours plus tard on le retrouva mort, barricadé dans sa chambre.
Suicide sans doute [...] »

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