Alain Dhote

warning: Creating default object from empty value in /var/www/vhosts/revue-chimeres.fr/httpdocs/drupal_chimeres/modules/taxonomy/taxonomy.module on line 1387.

Entretien avec Raymond Depardon

Extrait du film (et de l'article en pdf)

Médecin : Les policiers qui vous ont amenée ici m’ont demandé de parler un peu avec vous, parce qu’ils… Vous étiez dans un bar et vous avez cassé la vitrine.

Patiente : Oui.

M. : Je voudrais bien savoir qu’est-ce qui vous a amenée à faire ça.

P. : Qu’est-ce qui m’a amenée à faire ça ?

M. : Oui.

Entretien avec G.S. Troller

« A. D. – Corti dit « on ne peut pas en finir avec le passé, en repoussant l’enfer dans l’inconscient… » «… pour vaincre le mal, il est indispensable de se souvenir et de prendre conscience ». C’est presque une psychanalyse… « refouler ses pensées c’est céder au mal en nous ». Alors, ce que vous dites là, ça me fait penser à une question : est-ce qu’il y aurait un risque de complicité avec le mal, dans le processus de refoulement, qui est tout de même au principe de la connaissance [...]

Georg Troller. – Ce n’est même pas, en Autriche, un refoulement ou une amnésie parce que les gens sont parfaitement conscients de ce qui s’est passé. D’abord les nazis semblent vivre longtemps, ils vivent plus longtemps que les autres. On a toujours dit il faut attendre qu’ils meurent mais ils ne meurent jamais ! Et puis en Autriche on a une continuité de la conscience, une continuité du savoir qui ne peut s’interrompre jamais, que tout Autrichien sait très bien… comme on se sentait sous l’Empereur par exemple, tout ça, c’est encore vivant, c’est encore là et ça fait encore partie de la conscience collective. Je crois qu’en Autriche tout le monde est conscient du mal, de l’holocauste, et « ça ne vaut pas la peine d’en parler : tout est mélangé. L’holocauste de six millions… Il y en a eu davantage, puisqu’il y avait les gitans, etc. Tout ça s’est amalgamé… Sabra et Chatila où il y a eu deux cents morts, etc. Tout ça, c’est la même chose. Donc, il vaut mieux oublier, continuer comme ça, se débrouiller etc. Oui, c’est vrai ! On a tué tout ce monde, mais écoutez, à quoi bon en parler ? [...] »

Fragment de l'article complet (voir PDF)

Syndiquer le contenu