N°7, Eté 1989

La folie et les étudiants : leçon d’histoire.

AU COEUR DES ANNÉES 50, la question de l’hygiène mentale des étudiants a été à l’ordre du jour, dans de nombreux pays, notamment en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, dans les Pays Bas et en France. Cette question émanait généralement d’une interrogation sur les causes de l’échec universitaire, socialement coûteux. Les types d’assistances étaient mis en cause – soins ou aides psychopédagogiques – ainsi que la référence doctrinale de cette assistance – psychiatrie ou psychanalyse – et son organisation pratique – la participation éventuelle des usagers. Autant d’axes de recherches, menés de façon sensiblement divergente, selon les pays.

Et ce n’est que 20 ans plus tard que leur concrétisation sous forme d’équipements collectifs trouvera tous ses prolongements au cours des débats d’idées qui marqueront la décennie 70.

L’improvisation

« On pourrait se demander comment aborder ce thème-là, c’est-à-dire en lisant un exposé ou justement en tâchant d’en parler en improvisant ; soit à peu près la question qui se pose à l’acteur : va-t-il interpréter un texte, ou bien se livrer à une improvisation ?
Je serais tenté, pour ma part, d’essayer de parler. Il me semble qu’ainsi j’aurai plus de chances de toucher à l’essentiel de ce qu’est improviser et jouer, improviser ou jouer, ce que c’est : jouer. La formule de Goethe est évidemment parfaite. L’art et le hasard… L’art ne suffit pas. Tout artiste est menacé de sombrer dans l’académisme, s’il n’y prend garde, s’il perd le goût du risque. Mais sans doute, à l’origine de cette pratique, il y a une passion commune : le désir d’explorer, de s’aventurer… L’improvisation, c’est l’appel de l’inconnu. On y court bien sûr le risque du faux pas, de ce qu’on appelle « le trou », mais c’est peut-être là ce qui fascine. Quand on improvise on se déplace au bord d’un gouffre.[...] »

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Le tabac de l’improviste ou L’architecture est de l’improvistion figée

« Maintenant il est mort. Il est mort depuis longtemps. Et comment pourrait-il en être autrement, puisqu’il commençait à avaler des verres d’ouzo dès le matin avant d’aller superviser ses chantiers ?
Superviser ?
Improviser !
C’est le seul architecte que j’ai connu donnant sens à un paquet de cigarettes [...] »

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Ritournelles et affects existentiels

Le triangle sémiotique et le triangle énonciatif (voir PDF)

Recherches sur le livre

« On ne transporte donc plus le livre lui-même, mais des images du livre ; on le dématérialise ; dans certains cas on ne transporte même plus d’objet, on transmet de l’information par l’intermédiaire de câbles ou d’ondes. Si nous n’avions plus de place sur Terre pour mettre nos livres, nous pourrions les concentrer dans les satellites, à qui nous demanderions de nous envoyer l’information qu’ils contiennent.
L’objet livre dont nous avons l’habitude va bientôt devenir un objet archéologique que l’on trouvera dans des musées ou des collections. Ne subsisteront que les plus beaux exemplaires, ceux qui sont un objet de jouissance. Les autres nous les consulterons par l’intermédiaire de terminaux faciles à manier qui permettront de travailler sur le texte tout autrement[...] »

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